jessica wash&go

émotions by jessica wash&go, glitter doll, dirty star…

mardi, décembre 20, 2005

Spicy Christmas !

vendredi, décembre 16, 2005

Tandis qu’O démonise...

Jess se perd en conjectures et puis se perd tout court, aussi. Jess n’arrive plus à s’inscrire, pendant des laps et des laps, s’oublie, arrive même à effacer de sa propre mémoire ses propres traits. Tout ça pour quoi ? Pour elle ? Pour lui ? Parce que la vie fait peur comme un gros gâteau au chocolat, fondant, délicieux, dont le glaçage au beurre ne ferait même pas grossir ?

Elle envie la grâce simple des bêtes. Mais ce matin, le chat ne mange pas. Si les soucis pouvaient se réduire à une touffe de poils en travers de la gorge à juste vomir... Cherche donc « l’herbe à angoisse » pour rejeter tout ça... penche sa tête de droite, de gauche, comme une Barbie perfectionnée, se dit que vraiment le synonyme de la vie, de l’amour, de la mort, c’est malentendu. L’impression d’avoir vécu une histoire d’amour toute seule, avec l’âme sœur en hologramme sourd et muet. Elle pense à cette fille aux lèvres rouges, si rouges, au piercing rond, chromé, sur le menton, comme une voiture décapotable un soir d’été, et se demande si la vie est plus simple pour elle. Pendant ce temps, le chat vomit ses poils.

dimanche, novembre 13, 2005

Les amours perdues

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Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher
Les amours perdues
Ne sont pas loin pourtant
Car les amants délaissés
Ne peuvent oublier
Tous les serments de cœur
Tous les serments d'amour
Tous les serre-moi serre-moi dans tes bras
Mon amour
On s'aimera toujours
Toujours toujours
Toujours toujours
Toujours tou...
Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher
Mes amours perdues
Hantent toujours mes nuits
Et dans des bras inconnus
Je veux trouver l'oubli
Toi tu m'aimeras
Je ne te croirai pas
Tout reviendra comme au jour
De mes premières amours
Tous les serments de cœur
Tous les serments d'amour
Tous les serre-moi serre-moi dans tes bras
Mon amour
On s'aimera toujours
Toujours toujours
Toujours toujours
Toujours tou...
Les amours perdues
Ne se retrouvent plus
Et les amants délaissés
Peuvent toujours chercher

mercredi, novembre 09, 2005

La mer est belle

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Il tient son chapeau comme une dame. Poignet cassé au bracelet, sur le rebord. La peau semble douce, l’eau froide. La chair est là, qui floute les muscles. La chair de poule pour cause de brise de mer – qui est sans doute l’océan. Le sel sur les cheveux colle maladroitement une coiffure de légende. Le regard vers, derrière soi, un peu retenu – le corps pivote et refuse l’horizon. Les costumes se superposent. Chapeau, tee shirt, petit short et crème solaire. Beaucoup de bruits de masques, leur chute, pour rien. (Dans quelques heures, le crépuscule.)

En voyage

Où était-elle encore passée Jessica ? Elle n’arrête pas de fuir, de se cacher, de se couvrir, de chuchoter. Mais le pays est tempéré, les labyrinthes sont sans tiroirs secrets, les lignes sûres et les poursuivants sont endormis – à vie. Tout est calme, habitants, dormez en paix. Tout est calme et on boit frais.
So what ? Pourquoi la course, Jess ? pourquoi l’essoufflement en talons hauts ?

L’échangeur est bondé comme une fourmilière gelée. La moiteur alentour incite à la méfiance, malgré tout. Une épaisseur de corps indice. La paranoïa en amie fidèle. Il n’est d’à quoi bon qui satisfasse sa lueur en attente, affamée. Vide d’élans trop longtemps contenus. Tant de possibilités offertes, tant de chemins, tant de bifurcation. Le vertige l’emporte sur la peine, finalement. Jessica scrute, retient une mèche. En voyage d’elle-même, comme d’habitude, entre deux eaux et la mouille, les mensonges, sans mât, sans gouvernail, sans astre, sans fanal. Son passeport est en forme de papier gras. La fuite en petite musique de jour. Elle lui en veut, absolument. (Il lui en veut, absolument.) Elle veut oublier, sourire et tourner la tête, et découvrir enfin son reflet.

lundi, octobre 31, 2005

Toujours le même accord (des accords)

L’ obsession (c’est lui)

La douleur (c’est lui)

Le sourire ravageur (c’est lui)

La déception (c’est lui)

La peau magnétique (c’est lui)

Le silence (c’est lui)

L’amour de ma vie (c’est lui)

Le supplice de Tantale (c’est lui)

Le bonheur (c’est lui)

L’échec (c’est lui)

Le deuil d’une vie rêvée (avec lui)

Tout ça c’est trop (pour elle)

mercredi, octobre 26, 2005

L'arme

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Jess est décousue ces derniers temps. Ne sait plus trop où donner de la tête, ni des membres, ni rien donner. Fontaine à pleurs mais néanmoins coquette (en rose et noir, cœur exilé de vieilles rengaines écœurantes.) Fontaine à pleurs qui hoquette les réflexes de la vie observée alentours comme au microscope. La démarche souple, les gestes conditionnés, les transports.

Bouche ouverte sans cri, je crèverai habitée de mots pourris, d'écumes scandées en phrases tues. Dans cet entrelacs d’intestins, labyrinthe de ça, de moi, de surmoi, de surfait. Des vieux mots d’amour, des insultes, des reproches, des suppliques, des secrets. (Il n’y a vraiment que les prières qui ont été oubliées depuis bien longtemps.) En attendant, s’écoulent la lâcheté et le sel d’une mer perdue.

Les homonymes jouent à cache-cache. Les hétéronymes, à colin maillard. Oublier l’île. Le transfert, sur la terre ferme, devient une question de survie.

lundi, octobre 17, 2005

La perle – séquence Sarraute

Au détour d’un lapsus de tasses de thé, pendant un petit-déjeuner d’après cauchemars, il me dit :

« ne crie pas avant d’avoir mal. »

Et j’ai l’impression de dormir avec ma grand-mère et ses proverbes de Barbarie (piquants, saignants), comme au sale vieux temps, ma grand-mère qui aurait mis un masque de garçon, enfilé quelques muscles et qui aurait arrêté l’eau de Cologne Roger & Gallet.